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Les Grandes Carrières 7-2

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A la fin de 7-1 je reparlais de la boulangerie à l’angle Saules-Caulaincourt en l’appelant « La Bonne Cochonnaille » au lieu de « La Bonne Cochonnerie ».  Les deux sont absurdes mais l’association de bonne avec cochonnerie est tellement antinomique que le lapsus était inévitable.

On repart dans la rue Caulaincourt, une des plus bourgeoises, avec Junot et Damrémont, des Grandes Carrières et même du XVIIIème. A l’angle avec Joseph de Maistre côté Butte le très élégant Terrass Hotel qui n’a pas volé son nom par la terrasse sur le toit où en prenant un verre l’été on découvre une vue sur Paris encore plus panoramique qu’à la maison. C’est dire ! A l’angle avec Tourlaque, au deuxième étage l’atelier de Toulouse-Lautrec. Il faut le savoir car ce n’est pas indiqué. Coucou Suzanne Valadon ! C’est là où tu te rendais à coup sur quand tu descendais la rue Lepic. Viennent ensuite les deux passages fermés, assez verts, déjà évoqués, l’un vers Lepic, l’autre vers Damrémont et Steinlen. Juste avant que la rue ne vire vers la droite un petit coucou à la boutique principale d’Arnaud Lahrer, un point de chute à l’époque de la rue Francoeur.

Après le virage, un éclair de génie ! Pas fou on va quitter la rue pour le square Caulaincourt.  Le square débute entre le Cépage Montmartrois, joli café avec belle terrasse sur la chaussée mais resto pas terrible, et une boulangerie par une petite impasse fermée aux voiture et plantée d’arbres en son milieu. Et maintenant pourquoi pas fou ? On est à Montmartre et le square se poursuit par un escalier typique de six volées de marches soit pas loin de cent vingt en tout qu’il vaut mieux descendre pour vraiment l’apprécier au milieu des arbres et des plantes. Dans les quelques mètres avant de rejoindre Lamarck on longe un petit resto qui servait des tranches de foie gras poêlé, dans le temps hélas, et un péruvien à l’angle de la rue. Il faudra que je regarde un jour s’ils font des papas à la huancaina, des madeleines péruviennes si l’on peut dire.

La rue Lamarck est toujours gentiment pentue. Heureusement avant l’entrée de la rue Duhesme à gauche, la vitrine de la librairie L’Éternel Retour est une bonne occasion de s’arrêter pour reprendre son souffle. L’entrée du métro Lamarck comme c’est écrit dans le carrelage de la station, officiellement Lamarck-Caulaincourt, est certainement une des plus originales et pittoresques du réseau. Quand on sort de la station au niveau de la chaussée, la trouée de la rue d’en face offre une vue lointaine sur le nord parisien. Ce n’est pas la seule station à sortir au niveau de la rue mais les autre sortent en général d’un immeuble. Elle est entourée de deux escaliers qui se rejoignent par une plateforme au dessus de la bouche suivie d’un troisième escalier pour desservir la rue Caulaincourt. Difficile de se sentir plus à Montmartre que là. Cet ensemble d’escaliers a reçu le nom de rue Pierre Dac. Je ne vous ferai pas l’injure de préciser. Elle aurait plu à son esprit loufoque. Pas de numéros dans la rue, une seule porte avec l’enseigne Les Dessous de Ginette, entrée d’un bar dans le sous-sol du café-restaurant Chez Ginette dans Caulaincourt. Sur son store Ginette a perdu la fin de son nom « de la Côte d’Azur ».

On ne prendra peut-être pas la dernière partie de Lamarck dans les Grandes Carrières entre le métro et le carrefour Caulaincourt-les Saules. Là, en face de la bouche de métro on se jette dans les escaliers de la rue de la Fontaine du But. Où était la Fontaine ? Elle n’existe plus. Longtemps je l’ai appelée rue de la Fontaine au But, peut-être à cause d’une plaque un peu effacée où le d se serait transformé en a, plus vraisemblablement le prononçant in petto j’imaginait des créatures des deux sexes, dont Divine bien sur, venant faire des ablutions entre deux rencontres face sud de la Butte.

Au pied des escaliers, la rue Darwin rejoint les Saules. RAS on la  laisse de côté pour rejoindre l’incontournable carrefour Francoeur, Marcadet, etc.

 

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