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Les Grandes Carrières 7-1

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Promenade réalisée le 4 mai. Sur le plan, une quatrième couleur pour ma satisfaction personnelle, en jaune les rues avoisinantes déjà décrites dans les tours précédents.

La partie de la rue Lamarck entre Damrémont et Eugène Carrière n’a rien de notoire sauf, à l’angle avec Damrémont, une des adresses de Dudu, le fleuriste ! A la fourche entre la rue Eugène Carrière et la fin de la rue Félix Ziem (peintre) on a planté 3 arbres. C’est suffisant pour avoir donné au carrefour le nom de place Nattier (portraitiste). Félix Ziem est une rue aussi bourgeoise que la partie de Damrémont dont on a déjà parlé qui débute en même temps qu’elle ainsi que la petite rue Armand Gautier, architecte de tous ces immeubles chics, elle même finissant par un escalier dans Eugène Carrière et que je me contente d’admirer sans la prendre. Ce coin n’a rien à envier au XVIème arrondissement.

Intermède. En cherchant des infos pour la suite dans un de mes bouquins (la vie secrète de Montmartre par Philippe Mellot) je tombe sur un plan de l’arrondissement où il y avait encore les fortifs, la partie de rue où est la maison s’appelait rue des Grandes Carrières Prolongée – glose dans la glose : prolongée ça me connais puisque les premières années de ma vie à Orly se sont déroulées allée des Tilleuls Prolongée avant de devenir allée des Platanes, bien que bordée de tilleuls (mais bon dans l’allée de Bellevue à côté où je suis né il n’y a rien de spécialement beau à voir), et semble-t’il d’après Mappy maintenant intégrée dans l’allée des Tilleuls, fin de la glose dans la glose – et que la rue du Square Carpeaux n’était qu’un petit bout de rue qui donnait dans les Grandes Carrières Prolongée et s’appelait impasse des Grandes Carrières. Et là où est notre immeuble ce qui semblait un gros bâtiment (déjà à l’époque) baptisé sur le plan « Cie des Ptes Vres (l’Urbaine) ». Cie je comprenais mais Ptes Vres c’est une autre affaire. Une petite recherche débouche sur une histoire de fiacres. En 1878 a été crée la Compagnie Parisienne de Petites Voitures et Messageries avec parmi les sociétés la composant la Compagnie de Voitures l’Urbaine. Puis à la fin de l’année 1880, acquisition de : Dépôt Vauvenargues (600 chevaux) et annexe générale pour les voitures d’été. 11.813 mètres de terrain à l’angle des rues Vauvenargues, Championnet et Ordener. (Tout ça c’est du copié-collé d’une page web). Du coup les entrepôts du Printemps dont j’ai entendu parler qui ont semble-t’il précédé la résidence n’ont pas été construit directement sur une des carrières.

Retour au tour et à la rue Steinlen. On s’arrête un peu sur lui. D’origine suisse, peintre, graveur, illustrateur, affichiste, montmartrois jusqu’à la mort puisqu’il est au cimetière Saint Vincent, anarchiste. Il a commencé par habiter le Maquis, dont je reparlerai, là où débute ou finit l’avenue Junot avant qu’elle ne soit percée et qu’il s’installe en face dans la rue Caulaincourt dans son Cat’s Cottage. Dès l’entrée de la rue une petite maison aux ouvertures et colombages rouges attire l’oeil. C’est le début de la cité des Fusains qui s’étend jusqu’à la rue Tourlaque. Moins connue que le Bateau-Lavoir, elle a hébergé du beau linge : Derain, Bonnard, Ernst, Miro… Heureusement pour nous elle est à l’écart du Montmartre des touristes. Malheureusement pour nous, elle est fermée au public depuis qu’on y a volé des sculptures mais peut-être aussi depuis que les criquets friqués ont remplacé en grande partie les artistes. Je ne désespère pas qu’un jour où une porte s’ouvrira on laisse entrer un papy propre sur lui. Une bonne partie du côté gauche de la rue est occupé par les Fusains. Après un petit tour jusqu’au début d’Eugène Carrière en remontant de quelques mètres Joseph de Maistre on arrive à la rue Tourlaque (propriétaire) et là on sait ce que c’est puisque est écrit « Les Fusains ». Au dessus, car la rue monte, les ateliers refaits, pimpants, ne doivent pas abriter d’artistes, à moins qu’un mécène… C’était pour rire ! Ou des artistes qui ont pignon sur rue. La partie de Tourlaque entre Damrémont et Caulaincourt est en vert sur le plan parce que je n’avais pas le courage de la monter et ne savais pas que j’allais la descendre au cours d’une prochaine balade. Le passage de Damrémont jusqu’au carrefour Caulaincourt à l’angle permet de réparer un oubli. Presque en face de l’ancien Studio Bambino (et gratte, gratte sur ton mandolino) une boutique probablement définitivement fermée avec une cigogne en céramique décrépite pour enseigne, écrit sur son store « la cigogne » ( jusqu’ici tout va bien)  »spécialités italiennes » et là on pense furieusement à la boulangerie « la bonne cochonnaille ».

On va grimper Caulaincourt mais ça sera dans le 7-2.

2020-05-04

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