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Les Grandes Carrières 6-5

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Mercredi 13, 3ème jour du déconfinement. Je vais continuer mon tour des Grandes Carrières parce qu’entre les transports en communs pas séduisants et les parcs et jardins toujours fermés il n’y a pas de grandes balades à faire. Sauf pour converger en des points où rencontrer les amis et faire quelques pas ensemble à défaut de pouvoir s’asseoir quelque part.

6-5 pourquoi ? Je croyais en avoir fini avec le tour n°6 mais en relisant le 6-4 je me suis aperçu que j’avais oubliée la partie en rouge de la rue Damrémont entre le cimetière et Marcadet sur le plan du circuit. Il faut dire que j’y ai un peu raté le côté balade de curieux après avoir rencontré Olivier, le gardien de l’immeuble, avec qui j’ai discuté en marchant plutôt que de m’intéresser à la rue.

Très vite à droite derrière une façade triste on trouvait il y a encore quelque années le Studio Bambino où Orlando, passé de restaurateur à nécromancien, ramenait chaque année sa sœur à la vie pour lui faire sortir un nouveau disque. De l’autre côté de la rue un peu avant la rue Tourlaque une jolie porte à l’allure Art Nouveau. A partir de là les immeubles s’embourgeoisent pour une bonne partie d’entre eux. En face de la rue Steinlen, le vestige d’un ancien ancien passage évoqué précédemment recouvre une chapelle moderne tellement modeste qu’on ne la voit pas. Elle semble presque abandonnée, l’entrée derrière une grille et le panonceau annonçant des travaux à venir recouverts de tags ne donnent pas envie de lui donner le bon dieu (c’est plus fort que moi je ne peux pas mettre autre chose que des minuscules) sans confession.

Aux deux angles avec la rue Steinlen, le côté spectaculaire du 19 étouffe la modestie du 17, première réalisation de Henri Sauvage avec Charles Sarazin. A partir de la rue Félix Ziem les immeubles deviennent vraiment très bourgeois tarabiscotés. On aime ou pas, mais c’est kitsch. Ça va continuer jusqu’à la rue Marcadet. C’est là aussi qu’on trouve quelques bonnes adresses de bouche comme Virginie la fromagère, Arnaud Lahrer ou la poissonnerie du Dôme, celui-là même de Montparnasse, à l’arrivage aussi frais que cher. Mais aussi au 45, dans l’entrée qui mène à un laboratoire d’analyses, les murs recouverts d’un carrelage peint par Poulbot.

L’oubli est réparé.

 

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