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Les Grandes Carrières 6-3

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J’ai fini par reprendre mon souffle mais oublié de profiter de cette halte pour voir si la boulangerie au coin de l’escalier que je venais de monter avait fini par se débarrasser de son nom étrange. Après un changement de propriétaire le nouveau avait baptisé sa boulangerie « la bonne cochonnerie ». Encore que la grande majorité des « habitants » du coin, beaucoup plus rbnb qu’indigène risquait de ne pas s’interroger.

De la courte partie avant le second escalier il n’y a rien à dire. En revanche ce dernier diffère des escalier montmartrois traditionnels qui trônent dans leur début au milieu de la chaussée. Celui-ci n’occupe qu’une petite partie collée à droite à un mur. Je me suis longtemps demandé ce qu’il y avait derrière ce mur avant de comprendre que c’était le cimetière Saint Vincent. La grande partie est un plan incliné pavé, coupé à mi-hauteur par une allée desservant l’entrée de l’immeuble mitoyen chez les Clignancourt.

La partie de rue suivante avant Saint Vincent, fermée aux autos, est toujours bordée côte Grandes Carrière par le cimetière tandis que de l’autre côté un passage étroit, début de la rue Paul Féval (il n’y a pas de mystère, il se marre comme un bossu) est suivi de maisons montmartroises dont la dernière avant le carrefour n’est autre que le Lapin Agile. Pour en savoir plus je vous renvois à sa page wiki.

Passé la rue Saint Vincent, ils ont le vignoble et la fenêtre de l’atelier de Suzanne Valadon, les Grandes Carrières ont le sens de l’humour et le calembour hâtif, le jeu de mot laid etc., puis qu’une boutique dans le premier immeuble porte le nom ravissant de « Clé de Saule ». Les appartements de ceux qui suivent donnant sur le vignoble doivent valoir une misère. Le dernier bâtiment, à l’angle de la rue de l’Abreuvoir, a été immortalisé par le fils de la précédente, Maurice Utrillo, c’est la Maison Rose.

Ouf ! le haut de la rue des Saules. J’ai bien du m’arrêter au moins quatre fois.

Quelques pas dans le Montmartre qui n’est pas ma tasse de thé rue Norvins, heureusement vide en ce moment, merci covid ! Place Jean-Baptiste Clément, difficile de savoir si le jardin au milieu est à Clignancourt ou aux Grandes Carrières. Il faudra que je vérifie où débute (ou finit) la rue Ravignan qui sert de frontière. A moins de demander à la mairie mais j’ai peur qu’on m’envoie promener avant de trouver le bon interlocuteur. Pour l’instant je vais prendre la rue Lepic en passant le long de l’ancien réservoir dont ils ont recouvert les facettes de plaques peintes façon street art. Ils devaient en avoir marre de repeindre par dessus les tags.

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