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Les Grandes Carrières 3

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2020-04-22Pour combler le retard pris dans ce blog, aujourd’hui sortie que pour des courses et reprise de la balade d’hier.

La rue Eugène Carrière finit mal, au 61 un seul occupant, les impôts. De désespoir elle se jette dans Vauvenargues. On part dans l’autre sens pour que je vérifie une info : dans google maps, alors que partout, commerces, squares, jardins… il est écrit « fermé temporairement » rien n’est indiqué pour le cimetière Montmartre. Se pourrait-il qu’il soit ouvert ? Pas grand espoir mais un but de promenade.

Juste après la rue du Square Carpeaux on trouve un artisan vitr???, qui réalise des vitraux. En face des immeubles à bow-windows qui ne sont pas pour me déplaire. Au coin de la rue Marcadet un foyer de jeunes travailleuses. Du moins c’est ce que dit la plaque de bonne taille, je ne sais pas qui y réside mais au moment de l’affaire des APL il y avait des banderoles aux fenêtres. Derrière un bâtiment bas à colombage une ancienne bâtisse industrielle a été transformée en apparts. Le ravalement de la façade arrière de la caserne de pompiers de Montmartre de la rue Carpeaux, dont on parlera une autre fois, a duré au moins deux ans mais le résultat en vaut la peine. Au 21 le monsieur en mosaïque n’a pas bougé de sa fenêtre depuis de nombreuses année. Tout juste a-t’il pris un petit coup de vieux. Il doit surveiller la très chic porte d’à côté.

La somptueuse et très courte rue Armand-Gauthier commence ou se termine par un tout aussi somptueux escalier (montmartrois?). Satisfaite du résultat elle a pris le nom de son architecte. Elle aboutit à la rue Félix Ziem, elle aussi cossue, dont on parlera plus tard.

Il parait que Félix Fénéon a habité longtemps dans la rue Eugène Carrière. L’entrée de Wikipedia est un peu étrange qui le voit s’installer rue Damrémont pour beaucoup plus tard quitter la rue Eugène Carrière ??? pour la place Clichy. Après avoir vu l’expo qui lui était consacrée à l’Orangerie j’aurais préféré que la rue porte son nom. Tant pis pour ce pauvre Eugène !

Coincée entre le mur longeant le cimetière de Montmartre et des immeubles tristounets la partie de la rue Joseph-de-Maistre entre Eugène Carrière et Caulaincourt est sans intérêt. Quand on voit sa gueule et sachant que c’était un auteur contre-révolutionnaire à quoi pouvait-on s’attendre ?

La première partie de la rue Caulaincourt commence très mal et continue de façon étrange. Elle prolonge le petit bout du boulevard de Clichy qui part de la place avant de tourner à droite vers Blanche et Pigalle. A gauche un immeuble récent sans grand intérêt héberge un Casto, un Flunch, un Mercure et un Ibis. Pour faire ce truc, ils ont rasé le Gaumont-Palace, un cinoche à côté duquel le Rex, qu’on n’appelait pas encore le Grand Rex, avait l’air d’un nain. A l’origine construit pour être l’hippodrome de Montmartre puis transformé en ciné de 3400 places. Imaginez la dernière architecture de 1931 en pur art déco au moment de la sonorisation du cinéma avec ses 6000 places ! Charlton Heston venant pour la première de Ben-Hur. Il a été rasé en 1973. Du côté droit de immeubles haussmanniens avec des restos et des boutiques bof sauf un nouveau resto vietnamien qui doit proposer 4 plats dont un pho et un bo bun pas mauvais du tout. On a eu le temps d’y aller une fois un peu avant le confinement. Rouvriront-ils ?

Après, jusqu’à Joseph-de-Maistre c’est un pont au dessus du cimetière. Je ne me souviens plus mais ça doit faire un drôle d’effet la première fois qu’on y passe. Ca nous rappelle que le cimetière a été construit dans une ancienne carrière à ciel ouvert.

En descendant Caulaincourt côté gauche sur le pont on peut apercevoir, si on le connait, le haut du kitschissime monument funéraire de Dalida et le tombeau des Guitry mais aussi le balconnet du mini studio de la rue Cauchois où j’ai séjourné entre Aubervilliers et Mansart.

Avant même d’arriver au bout du pont, il était évident que le portail d’entrée du cimetière était fermé et si google maps n’avait pas écrit fermé c’est certainement parce qu’il y a quand même des enterrements. Au bout du pont un escalier conduit à l’avenue Rachel.

Etrange petite rue du nom de la tragédienne du XIXème siècle ou les boutiques de pompes funèbres alternent avec les bistros.

L’allée bordée d’arbres au milieu du boulevard de Clichy entre la place Blanche et Caulaincourt s’appelle Promenade Roland Lesaffre. C’est sympa parce que juste à côté l’allé du milieu entre place Clichy et Caulaincourt s’appelle Promenade Marcel Carné. Pour ceux qui ne le savent pas encore, j’en reparlerai mais ils sont enterrés ensemble dans le petit cimetière Saint Vincent.

A la fourche Clichy-Caulaincourt, à gauche de l’entrée du Gaumont-Palace, snif du Castorama !, la rue Forest du nom du propriétaire ne présente aucun intérêt jusqu’à ce qu’elle change de nom après la rue Capron pour devenir Cavallotti.

On entre dans un quartier à part, un peu chic, coincé entre cimetière, avenues de Clichy et de Saint Ouen. Cavallotti, un poète italien dont je n’ai jamais entendu parler. Il fut un temps où les rideaux de fer des boutiques de la rue étaient peints dans des styles aussi variés que Lautrec, Monet, Rousseau, des plus classiques, des plus modernes. Il n’en reste presque plus rien, les derniers vestiges sont recouverts de tags qui sont au street art ce que… au hasard, le pâté de foie est au foie gras, les oeufs de lump au caviar. Dommage ! Ça aurait été l’occasion de les voir, tous les rideaux de fer sont baissés comme un dimanche. La Rue Camille-Tahan, encore un propriétaire du lieu, une impasse avec le mur du cimetière au fond, des arbres qui dépassent. Beaux immeubles bourgeois comme le reste du quartier.

Au carrefour j’ai le choix. Quand je repars vers la maison en remontant la rue Ganneron depuis l’Avenue de Clichy,  au carrefour en général je tourne dans la rue Hégésippe Moreau qui prolonge Cavallotti pour retrouver ensuite Ganneron. Les deux rues ont chacune un angle droit et forment un carré. Là je prends à droite le demi-périmètre Ganneron (banquier et député première moitié XIX ème) une petite portion de la rue sans intérêt et longe le cimetière sur quelques mètres dans sont deuxième côte avant de prendre à gauche Hégésippe Moreau (écrivain, poète et journaliste inconnu et mort à 28 ans, l’un expliquant peut-être l’autre même si la valeur n’attend etc) tandis que Ganneron le longera jusqu’à son terme.  A l’entrée de la rue un immeuble un peu austère, si ce n’est un grand pochoir, est le siège de l’agence Magnum Photo. Avant c’était écrit mais le nom a disparu. Bizarre ! Au 15 il y a la Villa des Arts derrière une grille sur laquelle c’est écrit. Une fois, quand je passais avec Mireille (?) quelqu’un qui sortait nous a laissé entrer. Il y a du beau linge qui a travaillé là : Cézanne, Signac, Dufy etc. Et même Eugène Carrière y est mort, c’est dire ! A côté de la grille une petite boutique transformée en lieu d’expo où on a vu justement une petite rétrospective Eugène Carrière. Juste après il y a l’angle droit de la rue avec un carrefour et une mini placette, un mur peint qui célèbre la Villa des Arts. J’aurais aimé habiter là. Ce qui me console c’est qu’il n’y aurait pas la vue comme à Eugène Carrière. Au carrefour la Villa Pierre Ginier, fermée par une grille mais sans intérêt et la rue Etienne Jodelle (autre poète inconnu) qui descend en tournant vers l’Avenue de Saint Ouen, bordée elle aussi d’immeubles cossus.

En descendant l’Avenue on traverse des petites rue sans grand intérêt que je prendrai quand même plus tard. Un coup d’oeil dans un passage de l’autre côté du boulevard donne une belle vue sur l’église Saint Michel des Batignolles, Une fusée de briques rouges dans sa rampe de lancement, surmontée de son énorme archange doré que les riverains avaient failli se prendre sur la gueule. Mais c’est une autre histoire car dans le XVIIème.

Une des petites rues sort du lot, malheureusement elle est fermée par une grille, c’est la cité Pilleux (nom du propriétaire de l’époque). Elle me donne une idée : si je trouve une page web intéressante, je l’ajoute dans ce blog. C’est le cas ici

https://www.pariszigzag.fr/balades-excursions/balade-paris/la-cite-pilleux-un-village-luxuriant-en-plein-paris

Elle ressort dans la rue Ganneron par une porte cochère. J’en profite pour vous faire profiter de la vue de l’église Saint Michel des Batignolles sur sa page Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Michel_des_Batignolles

Un peu plus bas une boutique qui me donne des yeux d’enfant est fermée. Parmi son bric à brac on trouve des lampes incrustées de bouts de verre multicolores en général allumées quand on passe. Entre ces lampes et le côté bazar ou caverne d’Ali Baba je repars vers cet orient rêvé.

La rue Etex (encore un peintre et sculpteur très connu !!!) n’a qu’une curiosité un mini théâtre de 40 places au joli nom de Blondes Ogresses. Espérons qu’il survivra. La rue de la Barrière Blanche qui était une partie de la rue Etex a pris son nom en 2001 après s’être brièvement appelée voie CB/18. Elle aurait pu garder ce nom moins évocateur car c’est une des rues les plus inintéressantes de Paris coincée entre le mur du cimetière et les nouveaux bâtiments de l’hopital Bretonneau. Avant de prendre son nom actuel la place Blanche s’était appelée place de la Barrière Blanche, probablement à cause de l’enceinte des Fermiers Généraux. Tout ça reste une affaire de carrières.

 

 

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Un commentaire

  1. dominique

    26 avril 2020 à 5 h 13 min

    C’est une bonne idée les liens qui permettent d avoir des vues

    Répondre

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